Des marques fortes de la vie gallo-romaine à Menotey : les stèles funéraires à fronton
En 1799, des stèles gallo-romaines ont été découvertes au lieu-dit Moulin à Vent, dans le secteur d’un cimetière du Haut Moyen-Âge. L’une d’entre elles, découverte dans le fossé de la route de Menotey à Gredisans a longtemps été conservée au bord de la route avant d’être transférée au musée d’archéologie de Lons-le-Saunier.
Certaines de ces stèles ont certainement pu être utilisées en réemploi comme couvercle pour les inhumations
mérovingiennes. Elles indiquent toutefois la présence d’une nécropole gallo-romaine sur le tracé de la route romaine Dole-Dammartin. En effet, à l’époque antique les zones funéraires sont reléguées hors des lieux habités, mais demeurent toutefois aux abords des axes routiers afin d’honorer la mémoire des défunts. Ces nécropoles deviennent alors de véritables memento mori où les tombes sont parfois signalées par ces stèles de pierre
représentant l’image du défunt.


Appelée à tord « pierre milliaire »
Cette belle pièce en calcaire a fait l’objet d’une copie qui est installée depuis 2018 au bord de la route de Gredisans.
Elle est haute de 2,25 m, large de 0,70 m et épaisse de 0,25 m.
Ce bloc monolithe se termine par un fronton triangulaire sur lequel figure la trace d’un croissant. En dessous, dans une niche se trouve le buste d’une personne tenant un objet qui peut être identifié comme une ascia, outil antique de type herminette, qui apparaît souvent sous forme d’un dessin schématique sur les tombeaux et stèles en Gaule romaine.
L’usure de la stèle pousse toutefois à la prudence quant à la dénomination précise de l’outil tenu par le défunt.
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Comme des fleurs qui s’épanouissent dans des endroits inattendus, chaque histoire se déploie avec beauté et résilience.

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Sur la place du fournil
Conservée elle aussi au Musée d’archéologie de Lons le Saunier, une copie est installée aujourd’hui là où l’originale fut longtemps noyée dans une construction aujourd’hui démolie. Cette stèle en calcaire grossièrement taillée possède un fronton triangulaire. Dans une niche circulaire, le visage d’un personnage aux traits schématiques surmonte un cartouche à queue d’aronde (tabula ansata) prévu pour contenir l’épitaphe. Le visage à peine dégrossi, le cartouche sans inscription laissent penser à une stèle préfabriquée et non exécutée sur commande.Une autre stèle à fronton a été découverte au XXIème siècle

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